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Gentz ; Mercy, Andreas Florimund Graf von
An Andreas Florimund Graf von Mercy, Prag, 29. Januar 1810, Hofkammerarchiv, Wien. Kredithofkommission, Geheime Akten, Faszikel rote Nr. 1046, Nr. 138 von 1810, Faszikel C/3 Nr. 18 "Correspondenz des Hofkammer Präsidenten Grafen v. O'Donel mit dem K. K. Rath Genz", Bl. [?] 1810

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1263
Briefaussteller
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Gentz
Briefempfänger
Mercy, Andreas Florimund Graf von
AusstellungsortPrag
Datum29. Januar 1810
Handschriftl. ÜberlieferungHofkammerarchiv, Wien. Kredithofkommission, Geheime Akten, Faszikel rote Nr. 1046, Nr. 138 von 1810, Faszikel C/3 Nr. 18 "Correspondenz des Hofkammer Präsidenten Grafen v. O'Donel mit dem K. K. Rath Genz", Bl. [?]
Format/Umfang4 ¾ eighd. beschr. Seiten
DruckorteBeer, Adolf: Die Finanzen Oesterreichs im XIX. Jahrhundert. Nach archivalischen Quellen, Prag 1877, Reprint Wien 1973, 416-419
IncipitJ'étois justement occupé à Vous
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Andreas Florimund Graf von Mercy Prag, 29. Januar 1810 Prague Ce 29 Janvier 1810. Monsieur le Comte ! J'étois justement occupé à Vous remercier de Votre lettre du 23, [et] à Vous exprimer la satisfaction que m'a fait éprouver l'accueil, que Monsieur le Comte O'Donnel a daigné faire à ce que je Lui avois adressé, à entrer même dans quelques nouveaux développemens de mes idées au-sujet des bruits qui courent sur de prétendues nouvelles opérations de finances - lorsque Monsieur le Comte Wallis a envoyè chez moi, pour me remettre Votre seconde lettre du 26, qui ne m'a pas fait, à beaucoup près, le même plaisir que la premiére. Veuillez bien Vous persuader, Monsieur le Comte, que, si je me permets quelques objections, et même quelques réprésentations contre le désir, que Vous m'annoncez de la part de Monsieur le Comte O'Donnel, de me voir le plutôt possible à Vienne, des considérations de convenance personnelle n'y entrent pour rien, que je serai toujours prêt à embrasser avec zèle toute occasion pour concourir au bien public, et que tout ce que je prendrai la liberté de Vous dire, ne m'est inspiré que par le même sentiment. Vous avez généralement reconnu avec moi la nécessité de rectifier et de guider l'opinion par-rapport au grand problème du moment; Vous avez même, à en juger, par un passage de // Votre première lettre, approuvé le projet de s'adresser d'abord à l'opinion des pays étrangers; et chaque nouvelle réflexion que j'ai faite sur ces objets, m'a fortifié dans öa persuasion, que l'emploi de cette voie indirecte, de cette espèce de réaction lointaine, seroit le moyen le plus sur et <le> plus efficace, pour épurer et fixer les idées c h e z n o u s; sans compter le précieux avantage que nous en retirerions par-rapport à l'opinion des autres pays, laquelle est incontestablement un des élémens essentiels du crédit général de cet état. Or, je n'aurai pas besoin de Vous prouver par de longs argumens, que, pour obtenir un but pareil, on ne peut pas trop soigneusement écarter tout soupçon de mesure concertée, de démarche dictée par le gouvernement, de publication plus ou moins officielle. Tout pénétré que je suis du bien que nous feroit aujourd'hui une publicité raisonnable sur la situation de nos finances, je n'en crois pas moins, que les p r e m i è r e s tentatives, que nous entreprendrions, sur-tout celles que j'avois en vue, et dans lesquelles je voudrois servir d'instrument, [cessent] portassent le caractère d'une liberté et d'une indépendance parfaite. Mon arrivée à Vienne fera de-suite le sujet des conjectures et des conversations. J'ai dit à tous mes amis, que je n'y irai dans aucun cas cet hiver. Il sera donc impossible de cacher, que mon voyage a quelque but public. Comme on verra bientôt, qu'il ne s'agit d'aucun objet politique proprement dit, // et que l'on sera peut-être obligé de me désavouer positivement à cet égard, huit jours suffiront pour que tout le monde sache ce que je fais à Vienne. Par-conséquent, (à-moins que le travail dont on veut me charger, ne soit d'une nature très-différente de celui que j'ambitionnois) au-lieu de quelque production libre, forte de sa propre vérité, et propre à convaincre, et à entrainer jusqu'à un certain point le public, je ne ferai qu'une espèce de Manifeste, dont chacun pensera ce que lui plaira, qui trouvera des lecteurs curieux, beaucoup d'incrédules, beaucoup d'adversaires secrets, mais aucun véritable partisan. L'endroit, où je suis placé, auroit secondé les projets que j'avois en vue, en m'adressant à Monsieur le Comte O'Donnel, d'une manière toute particulière. Je suis peu en évidence ici; je me trouve en contact avec plusieurs points des pays étrangers; tout ce qui paroit dans ces pays en fait de science et de littérature me parvient sans difficulté. Enfin, pour ne rien dissimuler, mon esprit est libre à Prague; [j'étois] j'avois réussi à remonter mon ame, à lui rendre une partie de son ancien ressort; je sais que tout ce que je ferai ici, se ressentira de ces dispositions favorables. Je suis loin d'avoir la même confiance dans ce que je ferois à Vienne. En fait de données positives, tout ce qu'il m'en falloit pour exécuter mon plan, et pour développer peu-à-peu toutes mes idées, pouvoit au-fond s'écrire sur une page in-octavo. Car mon dessein étoit proprement, de rectifier les idées // du public sur l e p a p i e r - m o n n o i e e n g é n é r a l, et d'avoir l'air de traiter l'affaire des billets-du-banque comme un accessoire. C'est ainsi, si tout ne me trompe, qu'il faut s'y prendre pour g a g n e r l'opinion, et pour fermer tout accès aux insinuations perfides, et aux terreurs chimériques. Si Monsieur le Comte O'Donnel n'admet pas la force de mes objections, si en réponse à cette lettre, Vous me dites qu'il adhère à son projet, je partirai le jour même, que j'aurai reçu Votre lettre prochaine. Mais dans ce cas-là même, je Vous supplie, Monsieur le Comte, d'écarter au-moins par tout ce qui est en Votre pouvoir l'idée de me fixer à Vienne pour quelques mois. Si je dois t r a v a i l l e r avec fruit, il est de toute nécessité, que je puisse retourner à Prague, où j'ai mes livres, mes papiers, toute ce qui me facilite le travail, un calme indispensable pour mes occupations sérieuses, peu ou point de dissipations. Je suis intimément persuadé, que deux ou trois entretiens avec Monsieur le Comte O'Donnel -avantage que je désire réellement, et que j'aurois peut-être demandé moi-même si j'avois su le concilier avec l'intérèt majeur attaché au rôle d'indépendance qu'exige la vraie utilité de mon travail - <que> deux ou trois entretiens suffiront pour me mettre au fait de tout ce qu'il m'est essentiel de savoir. Je me flatte que [la] cette observation au-moins, ou plutôt celle restriction de son plan, ne sera pas desapprouvée par Monsieur le Comte O'Donnel, et que // dans une affaire, qui me regarde d'aussi près que la f o r m e à donner à ce que l'on voudra bien me confier, il ne me refusera pas une petite voix consultative. Je Vous adresse cette lettre par Monsieur le Grand-Bourggrave quoiqu'après la première que [je] Vous m'avez fait l'honneur de m'adresser, je <ne> me serois pas attendu à en recevoir immédiatement une autre <par> un canal à-peu-près officiel, et sous des circonstances, qui accéléront nècessairement une publicité précoce de mon voyage. Je Vous prie toutefois, de présenter à Monsieur le Comte O'Donnel ma sincère reconnoissance de l'intérèt qu'il a bien voulu mettre à ce qui m'est personnel dans cette affaire, et de l'assurer de tout mon dévouement et de tout mon respect. Agréez, Monsieur le Comte, l'assurance renouvellèe de tous les sentimens distingués que Vous me connoissez pour Vous, et avec lesquels je ne cesserai d'être Votre très-humble et très-obéissant serviteur Gentz H: Hofkammerarchiv, Wien. Kredithofkommission, Geheime Akten, Fasz. rote Nr. 1046, Nr. 138 von 1810, Fasz. C/3 Nr. 18 "Correspondenz des Hofkammer Präsidenten Grafen v. O'Donel mit dem K. K. Rath Genz", Bl. [?] x Bl., F: ; 4 ¾ eighd. beschr. Seiten. D: Beer, Adolf: Die Finanzen Oesterreichs im XIX. Jahrhundert. Nach archivalischen Quel- len, Wien 18[?] , Reprint 1973, 416-419.