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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Wien, 20. Mai 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 32-34v 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1033
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Rasty, Constantin von
AusstellungsortWien
Datum20. Mai 1814
Handschriftl. ÜberlieferungHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 32-34v
Format/Umfang5 ½ eighd. halbbrüchig beschr. Seiten
DruckorteOesterreichs Theilnahme, Nr. XVIII, 349-350 (tlw.) (deutsche Übersetzung)
IncipitLes projets des Souverains réunis
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Constantin von Rasty Wien, 20. Mai 1814 Konzept Nr. 41. Vienne Ce 20 Mai 1814. A Monsieur de Rasty à B u c a r e s t. Expedié eodem Les projets des Souverains réunis à Paris paroissent enfin invariablement fixés. D'aprés les lettres du 13, il étoit décidé, que l'Empereur d'Autriche n'iroit point à Londres, mais qu'après [sa] <la> signature du traité-de-paix à laquelle on s'attend entre le 20 et le 25, il retourneroit à Vienne à petites journèes, et en passant par une partie de la Suisse et le Tyrol, de sorte qu'il n'arriveroit ici que vers la Mi-Juin. L'Empereur de Russie et le Roi de Prusse vont à Londres, et le Prince Metternich les accompagnera dans ce voyage. Le séjour à Londres sera de courte durée; et à la fin de Juin toute l'illustre société sera réunie à Vienne. C'est à Vienne aussi, que // se tiendra le congrès, qui doit complèter la pacification gènérale, par l'accession formelle de chaque puissance interessée aux nouveaux arrangemens de territoire et de limites, dont les bases auront été concertées entre les Souverains et leurs principaux Ministres. L'Empereur d'Autriche a envoyé à C a g l i a r i le Colonel, Prince de Windischgrätz, pour ramener le Roi de S a r d a i g n e dans ses états sur le continent de l'Italie. Jusqu'à son arrivée le Lieutenant-Général Comte de B u b n a est nommè Gouverneur du P i é m o n t. On lui adjoint un conseil, composè de plusieurs hommes marquans du pays, des mêmes probablement que le Roi choisira après son retour // pour les premières places de l'administration du pays. Le Marquis de S t. M a r s a n, autrefois Ministre de la guerre, et en dernier lieu Ministre de France à Berlin, sera le Président de ce conseil. Les affaires de la N o r v è g e semblent prendre une tournure plus favorable pour les intérèts du Prince Royal de S u è de. Les puissances alliées, et sur-tout l'Angleterre, se sont trop fortement prononcées contre les habitans de ce pays, pour <que> le courage d'exècuter leurs projets ne doive pas [xxx] <leur manquer>. Il paroit d'ailleurs qu'on a employè certains moyens, toujours plus ou moins [xxx] efficaces dans un pays extrêmement pauvre, pour [détester un grand] enlever sous main au parti de l'indépendance un bon nombre // de ses adhérens, et pour créer un parti S u è d o i s, dont à-coup-sur il n'a jamais èté question en Norvège avant ces manoeuvres. Enfin on prétend que le Prince Chretien de Danemarc a commencé lui-même à fléchir, et qu'il a formé le projet <d'abandonner ses malheureux cliens. Dans des conjonctures aussi sinistres il faudroit, qu'une [xxx] résistance désespérée soit couronnée par un bonheur bien rare, pour que la Norvège échappent à son sort> [xxx]. Aujourdhui, où le grand principe à la mode est celui du droit des nations de constituer leur gouvernement comme elles le jugent convenable, et où l'Empereur de Russie lui-même [a fait] <vient de faire> de ce principe [dangereux les applications les plus hazardeux] <populaire> une application aussi [xxx] dangereuse qu'éclatante, [il y a] <c'est> certainement un inconséquence des plus saillantes que de forcer ces pauvres Norvégiens, à se soumettre à un joug étranger // qu'ils détestent, et de disputer le droit de se dèclarer indépendans à celui de tous les peuples, le moins disposé, et le moins en ètat d'en abuser. Mais il est juste qu'une transaction née dans les ténèbres de l'iniquité, finisse par [la] l'injustice et la violence; <et> la Russie et l'Angleterre ne voulant ou [non] ne pouvant plus se rétracter sur des engagemens très-répréhensibles, [xxx] mais formels et positifs, entrainent aujourdhui tous leurs Alliés dans des démentes qu'aucun ne peut approuver, et [xxx] <contre lesquelles> notamment l'Autriche [a fait l'impossible] a lutté tant qu'il restoit le moindre espoir. N a p o l é o n est arrivé á l'Isle d'Elbe le 4 de Mai. Il a été contre l'attente générale, bien reçu par les habitans de cette isle, en // a pris possession dans toutes les formes, et s'est installé d'une manière assez solemnelle. [Comme] Je m'attends sous peu à un rapport authentique et détaillé sur toutes les circonstances de ce voyage mémorable, celui, qui en fait certainement le plus, est un de mes meilleurs correspondans. Je ne tarderai pas à Vous le communiquer. H: HHStA, Wien. Gentz-Nachlaß, Schachtel 1, Fasz. 1d, Bl. 32-34v. x Bl., F: ; 5 ½ eighd. halbbr. beschr. Seiten. D: Oesterreichs Theilnahme, Nr. XVIII, 349-350 (tlw.) (deutsche Übersetzung).